No plan, no capital, no model...no problem par Nicolas Mérouze le 23/07/07 à 23h50 avec 0 commentaires
Cette vidéo est non seulement instructive mais également réjouissante. Certains des thèmes qui y sont abordés permettent clarifier un certain nombre de choses au sujet des start-ups :
- Il n'est pas nécessaire d'investir beaucoup dans des sites ou des applications pour que ceux-ci rencontrent un succès massif. L'exemple de Markus Frind est à cet égard éloquent : il administre seul et au mieux 2 heures par jour, un site qui lui rapporte plus de 5 millions de dollars par an...cela laisse rêveur.
- Il est possible de déléguer efficacement certaines tâches aux communautés, notamment la modération, comme l'atteste superbement Hotornot.
- Les VC s'avèrent bien souvent inutiles voire dangereux. Leur présence dans le capital induit un manque de souplesse et oblige à se conformer à des principes obtus et figés, parfois éloignés de la réalité des marchés.
- Il est plus long de rédiger un business model que de construire le produit lui-même. Une idée pour s'avérer bonne, doit être testée et non simplement analysée sous tous les angles. Si elle est mauvaise, il faut en tester une autre, et le model change.
Au-delà de ces quelques points, c'est toute une génération qui se dessine, celle de jeunes trentenaires qui finalement n'ont que faire des manières des quadra. Ils pensent tout simplement différemment, ce qui se traduit par des produits originaux et une gestion d'entreprise bien plus souple et maligne. Il y a également chez cette génération, ce qu'on trouve déjà chez les plus jeunes : une profonde connaissance du web, une vision potentielle de ce que sera demain, et surtout une éthique. C'est celle-là même qui les différencie des générations plus âgées, cette aptitude à savoir précisément ce qui est juste d'un point de vue technique, économique et déontologique, et à faire primer cette justesse sur des modèles imposés par une génération qui, trop souvent, a cessé de penser.
Chez Yeasty Mobs, nous croyons dans un certain nombre de valeurs qui nous permettent de demeurer souples tout en gardant le cap. Le choix de Ruby on Rails et le développement de deux applications collaboratives cet été en découle directement. Nous sommes impatients de vous les faire découvrir.
via Guy Kawasaki